Cuisine bio, l’atout minceur

À première vue, le bio n’a pas forcément de lien avec la ligne. Pourtant, quand on y regarde de plus près, cuisiner bio pourrait être une alternative minceur intéressante. À vos fourneaux !

Le bond effectué par les ventes de produits bio en 2015  est de 21 %. Le marché du bio est en constante progression depuis une dizaine d’années. Loin d’être un banal phénomène de mode véhiculé par une idéologie parisienne boboiste, la consommation bio s’inscrit dans une nouvelle façon de s’alimenter. Car si préserver l’environnement reste l’une des préoccupations premières des acheteurs de bio (76 % des Français estiment que l’agriculture biologique est une solution d’avenir face aux problèmes d’environnement, toujours selon l’agence bio), leurs motivations dépassent aujourd’hui le simple cadre environnemental. On mange aussi bio pour rester en bonne santé et même pour garder la ligne. La voie du manger bon, manger sain, manger léger est ouverte. La filière est tellement réglementée que le consommateur peut acheter bio les yeux fermés. Les labels sont un gage de respect de la charte bio. Les producteurs doivent s’astreindre à un respect stricto sensu des règles de production bio : pas d’OGM, de pesticides ni d’engrais chimiques pour les fruits, légumes et céréales. Du côté de l’élevage : respect de l’animal, alimentation exclusive par produits bio, libre circulation des bêtes, choix de races adaptées au milieu.

Des produits choisis avec soin

Quand on mange bio, nécessairement on mise sur la qualité. Or, c’est une lapalissade peut-être, mais généralement la qualité s’obtient au détriment de la quantité. Mieux mais moins. Car c’est aussi une question de budget. C’est comme dans les dressings : on chouchoutera un sac siglé ou une petite robe de marque. Parce que la valeur des choses passe aussi par le prix. Tant que les produits bio seront 20 % plus chers que les produits conventionnels, on remplira moins les caddies et les assiettes, ce qui en matière d’alimentation, n’est pas forcé-ment une mauvaise idée. En effet, en revoyant les portions à la baisse, on se rapproche forcément plus de nos besoins. Besoins qui sont largement surestimés lorsque l’on mange mal et trop… d’où les excès de poids. Par ail-leurs, quand on cuisine bio, on en met moins dans l’assiette certes mais on avale aussi moins de calories vides ou inutiles. Si les apports en nutriments ne sont pas radicalement différents, de nombreux produits bio sont plus intéressants sur le plan diététique car ils sont plus nutritifs et apportent plus de qualité de nutriments : c’est le cas des céréales et des farines complètes par exemple, qui se retrouvent très régulièrement sur la table du consommateur bio. On n’a donc pas faim, même en mangeant moins. La cuisine bio, c’est aussi une cuisine de saison et de proximité. Là encore, on mise sur la qualité et le goût. Si vous habitez en campagne, cherchez les fermes biologiques dans votre région. Vous pourrez vous y procurer les produits frais en ayant la certitude de la provenance de ce que vous avalez. Par ailleurs, vous aurez la satisfaction de participer à l’économie locale. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut bouder les grands réseaux de distribution. D’une part parce que tout le monde n’habite pas au vert, ensuite parce que l’offre proposée par la moyenne et la grande distribution répond aux mêmes normes qualitatives que les autres. Les labels sont là pour prouver que les cahiers des charges sont respectés. Enfin, la cuisine bio, c’est un choix judicieux de matières premières qui font bon ménage avec la ligne : un maximum de végétaux, des céréales et farine complètes, des huiles variées en goût, des graines, etc. Le bon ratio ? Le même que pour une alimentation minceur non bio : de la pyramide alimentaire.
est contrôlé par des organismes indépendants comme Ecocert.
Depuis janvier 2009, un nouveau label européen est entré en vigueur. Le label « Agriculture Biologique » vise à unifier la production bio aux 27 pays européens. Tout produit issu de l’Union porte désormais ce label. Seul hic, les exigences ne sont pas les mêmes que pour le label AB, notamment sur les conditions d’élevage, assouplies, et la présence d’OGM à hauteur de 0,9 % dans l’agriculture. Un assouplissement qui n’est pas du goût des producteurs français qui voient là le début d’une production bio à deux vitesses.

Cuisine et goût

On peut cuisiner minceur et bio en choisissant les bons produits, mais aussi en faisant attention aux modes de cuis-son. Car la cuisson peut tout à la fois améliorer l’intérêt nutritionnel d’un pro-duit ou l’anéantir. Prenons les légumes qui occupent une place de choix aux menus et pourront être cuisinés sous toutes les formes. Bien sûr, on privilégiera les cuissons sans matières grasses comme la cuisson vapeur qui conserve tous les nutriments et permet une cuis-son parfaitement al dente. Cette cuisson douce respecte par ailleurs le produit qui n’est pas altéré, ni en matière ni en goût. La cuisson à l’eau, si elle est maîtrisée, peut aussi convenir parfaitement car elle n’ajoute pas de graisses inutiles. En revanche, elle entraîne la perte des
vitamines et oligo-éléments dans l’eau de cuisson. Pour y remédier, cuisez vos légumes justes croquants et récupérez le jus de cuisson. Vous pourrez le boire en soupe ou l’utiliser comme bouillon pour cuire un risotto ou confectionner une sauce légère. Vous trouvez les légumes vapeur ou cuit à l’eau fades ? Relevez leur saveur avec des herbes fraîches et des condiments : tomates et basilic ou origan, haricots verts avec un peu d’ail et du persil, courgettes et aubergines avec la sauge et le thym, famille des choux (brocoli, choufleur, chou) avec la marjolaine, carottes avec du persil plat ou de la menthe, épinards avec de l’ail ou de l’échalote. Les combinaisons sont infinies et dépendent aussi de votre imagination. N’hésitez pas à faire des essais et à varier régulièrement les alliances pour éviter toute lassitude.
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