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Le cimetière des éléphants ?

Il y a de nombreuses années, le botaniste suisse Allemand Peter R. O. Bally a découvert à Nairobi, au bord de la rivière Tana, un moderne cimetière d’éléphants.

Dans cette contrée, il s’est trouvé tout à coup en présence de terres marécageuses dans lesquelles gisaient plusieurs cadavres de pachydermes; un éléphant, qui vivait encore, était pris dans la vase. Il est fort probable que cet animal s’était imprudemment aventuré sur un sol mouvant, oû il s’était enlisé. Luttant désespérément, il essayait de se dégager; mais malgré l’intervention de Bally assisté de nombreux indigènes, il ne put être sauvé. L’animal était déjà trop épuisé pour se dresser sur ses jambes. Quant aux autres cadavres, il ne pouvait s’agir de vieilles bêtes éventuellement fatiguées de la vie, c’étaient tout simplement des victimes de la traîtrise du sol marécageux. Chaque année, des éléphants de tout âge périssent de cette cruelle manière; et c’est ce qui a fait naître la légende selon laquelle les éléphants âgés ou désirant en finir avec la vie rechercheraient certains endroits où mettre un terme à leur existence. Aujourd’hui, nous pouvons affirmer avec la plus entière certitude que les animaux dont on a retrouvé les squelettes groupés n’ont jamais eu l’intention de mettre fin à leurs jours, mais qu’ils sont tombés dans des pièges tendus par la nature. En attendant, nous sommes toujours en arrêt devant notre éléphant mâle; de la trompe, il arrache les feuilles d’un arbuste et s’en nourrit avec une visible satisfaction; cette trompe est décidément un organe merveilleux! A tout prendre, elle ne représente que la prolongation du nez de la bête, celui-ci se composant de la musculature de l’organe olfactif et de la lèvre supérieure. A l’extrémité de sa trompe, l’éléphant africain possède deux doigts inégaux se faisant face et qui lui permettent de saisir même les objets les plus petits. La trompe est un instrument universel servant aux usages les plus variés. Elle fait fonction de périscope de l’odorat; lorsque nous nous approchons avec le vent, et sans être aperçus, d’une troupe d’éléphants, il est possible de s’en rendre compte de la manière la plus intéressante. Tout à coup, et comme sur un commandement, toutes les bêtes dressent la trompe, aspirent bruyamment de l’air et dirigent de notre côté l’extrémité de cet organe; maintenant, les éléphants savent qu’il y a des hommes à proximité. La trompe permet à l’éléphant de se saisir de sa nourriture; à l’aide de cet organe, l’animal arrache des feuilles, des touffes d’herbe, même de la terre ou du sable. Dans les jardins zoologiques, les éléphants se servent de leur trompe pour former, avec une extraordinaire adresse, de véritables paquets de fourrage court, qu’ils portent ensuite à leur bouche. Parfois, un éléphant cesse tout à coup de manger, il enfonce sa trompe dans sa bouche pour en extraire quelque chose qui n’est pas de son goût. Voilà pourquoi il est si difficile, dans les jardins zoologiques, de faire prendre aux éléphants des médicaments sous forme de pilules dissimulées dans le fourrage, l’animal ayant tôt fait de constater la présence de ces corps étrangers, dont il se débarrasse avec habileté. Chacun sait que les éléphants boivent en se servant de leur trompe, qu’ils plongent dans l’eau pour la remplir et la vider ensuite dans leur bouche en soufflant fortement. Certains éléphants enfoncent dans l’eau une trompe recourbée, aspirant ainsi le liquide se trouvant à la surface. Souvent, ces pachydermes s’aspergent abondamment pour se rafraîchir un peu; dans la plupart des cas, la face postérieure des oreilles est copieusement arrosée, puisque c’est là, ainsi que nous le disions tantôt, que s’effectue l’égalisation de la chaleur corporelle. Fréquemment, après avoir bu, l’éléphant a soin de nettoyer sa trompe, qu’il introduit dans sa bouche en faisant entendre un bruit singulier provoqué par un mouvement de succion; durant cet exercice, la trompe se ratatine et paraît toute flétrie. Il arrive aussi que l’éléphant foule sa trompe en la plaçant sous l’un de ses larges pieds; on suppose que ce faisant, il tente de se débarrasser des parasites qui se sont installés dans les conduits narinaux. Nombre d’observateurs décrivent la trompe des éléphants comme étant une arme terrible. Pourtant, je n’ai encore jamais eu l’occasion de constater que des éléphants s’en servent entre eux comme d’une arme. Cependant, la pratique du cirque et la fréquentation des jardins zoologiques permettent d’affirmer que l’homme n’a guère de chances de survivre à un coup de trompe bien appliqué, l’organisme humain n’étant pas tel qu’il puisse résister sans autre aux atteintes d’une aussi énorme matraque. Je crois que ce n’est qu’en captivité que les éléphants apprennent à se servir de leur trompe comme d’une arme utilisable contre les hommes. Lorsqu’il attaque, l’éléphant roule sa trompe et fait intervenir en tout premier lieu ses puissantes défenses. Mais le moment est venu de poursuivre notre route. Nous nous éloignons donc de la plaine de Rwindi, après avoir jeté un dernier regard à l’énorme pachyderme, et notre auto atteint bien-tôt la rivière où nous avons la chance de découvrir de nombreux éléphants prenant leur bain. Lentement, les bêtes entrent dans l’eau, quelques unes s’avancent assez pour que l’eau leur arrive jusqu’au ventre. Une grande femelle se couche sur le flanc, elle disparaît presque com-plètement, seule la trompe émergeant de temps à autre de l’élément liquide pour pomper de l’air; l’animal asperge abondamment la partie du corps ne plongeant pas dans l’eau. Une autre femelle, accompagnée d’un petit pouvant tout au plus compter cinq mois et dont la taille ne dépasse pas un mètre, se tient tout près de la rive, parce qu’elle ne veut pas que son rejeton abandonne la terre ferme. Elle se douche copieusement et arrose l’éléphanteau, qui paraît prendre un vif plaisir à ces soins de beauté. Continuellement, le petit s’insinue entre les jambes de sa mère, il semble vouloir jouer à la boxe et finit par se fixer à la tétine maternelle. L’élé-phanteau désireux de s’alimenter rejette sa trompe en arrière et, de la bouche, boit à longs traits, en quoi il fait exactement comme les autres mammifères; ce n’est que beaucoup plus tard qu’il apprend à se servir de sa trompe pour pomper de l’eau. Chez les éléphants, le bain est une impérieuse nécessité; si la peau n’est pas fréquemment imprégnée d’eau, elle se crevasse et ne tarde pas à perdre toute apparence. Après que la peau a absorbé suffisamment d’eau, l’éléphant se frotte volontiers contre des roches ou des arbres; dans les régions boisées, on dé-couvre fréquemment les traces laissées par ce genre d’exercice. — Maintenant, notre troupe a pris son bain, et, les unes après les autres, les bêtes regagnent la terre ferme. Le soleil darde ses rayons verticalement, il règne une chaleur excessive. D’un pas lent et mesuré, les animaux se retirent dans le bois voisin, où ils s’installent à l’ombre. C’est là qu’ils passent les heures les plus brûlantes. Là également se fait la digestion. Si nous nous approchons avec précaution, nous surprendrons peut-être quelques bêtes en train de somnoler; à un rythme lent et régulier, les oreilles s’écartent et se replient, la queue se meut nonchalamment. Quelques bêtes appuient leur trompe sur le sol, un grand mâle l’a placée sur une de ses défenses. Les petits s’étendent, écrasant l’herbe de la steppe comme ferait un rouleau compresseur. On a peine à comprendre que l’on n’ait jamais dressé les éléphants africains pour en faire de véritables bêtes de travail. On sait que dans l’antiquité, les Carthaginois et les Romains ont employé des éléphants africains pour faire la guerre. Mais de nos jours, les habitants du continent noir ont perdu la faculté de domestiquer ces pachydermes. Les Belges ont organisé sur une grande échelle une tentative de domestication. Depuis une cinquantaine d’années, il existe dans le Haut-Congo une station de dressage d’éléphants; là se trouvent continuellement vingt à quarante bêtes, quelques succès ayant déjà été enregistrés en matière d’élevage.

Découvrir le crocodile nain

Le crocodile nain est une énigme !

Le crocodile nain (Osteolaemus tetraspis) moyen atteint un peu plus d’un mètre de long. En soi, cela suffit à expliquer qu’il soit difficile d’observer l’espèce à l’état sauvage mais si l’on ajoute que l’animal est craintif et de moeurs nocturnes, on comprend pourquoi sa biologie est encore pratiquement inconnue. Contrairement à la plupart des Crocodiliens, le crocodile nain ne prend pas de bains de soleil prolongés. Il a plutôt tendance à se retirer à l’ombre ou à se réfugier dans des cavités ou dans le dédale des racines des arbres souvent partiellement submergées. A condition que son environnement naturel convienne à ses habitudes secrètes, l’espèce ne semble pas avoir d’exigences particulières du point de vue de l’habitat. On trouve le crocodile nain dans les forêts-galeries de régions de savanes plutôt sèches, dans de petits cours d’eau enfoncés dans les forêts pluviales, dans les forêts de deltas et même dans les marais à palmiers à huile (Elaeis). Il mange des crabes, des grenouilles et des poissons et sans doute tout un éventail d’autres petite proies. La femelle construit un nid “monticule” où elle pond dix à vingt oeufs, c’est-à-dire moins du quart de ce que pond un crocodile du Nil typique. Et c’est à peu près tout ce que nous savons & Osteolaemus tetras pis à l’état sauvage! Des spécimens de crocodiles nains trouvés au nord-est du Zaïre (alors Congo belge) en 1910 avaient été jugés assez dxîïèrzntspOsteolaemus pour mériter un classement à part, en tant que genre et espèce distincts, sous le nom de Osteoblapharon osborni. On estime cependant aujourd’hui que rien ne les différencie, si ce n’est quelques traits de leur anatomie crânienne. La plupart des chercheurs considèrent aujourd’hui comme une sous-espèce de tetraspis. La question n’est cependant pas réglée et ne le sera pas tant que nous n’en saurons pas plus sur la répartition et la morphologie des crocodiles nains dans la région qui va du nord-est du Zaïre à l’Afrique occidentale. Les crocodiles d’aspect essentiellement moderne ont vécu la dernière éclosion de la vie reptilienne mésozoïque. Cependant, ils ont survécu aux extinctions qui marquent la transition entre cette deuxième grande ère de la vie préhistorique et l’ère tertiaire caractérisée par l’hégémonie des Mammifères, des Oiseaux et des serpents. C’est à n’en pas douter, une des raisons pour lesquelles nombreux sont ceux qui s’inquiètent du sort des crocodiles d’aujourd’hui. Il semble sacrilège de faire des chaussures et des sacs à main avec la peau d’une créature qui représente une forme de vie apparue du temps des dinosaures et leur ayant survécu. C’est pourtant la raison pour laquelle bien des Crocodiliens sont au bord de l’extinction. Autrefois, le faux-gavial et le crocodile nain étaient rarement victimes des chasseurs de peaux du fait de la présence d’ostéodermes sur la peau de leur ventre et de la petite taille de cette dernière; tout deux étaient cependant chassés pour leur chair. Il semble aujourd’hui que les chasseurs se tournent vers ces deux espèces, moins intéressantes du point de vue commercial, maintenant que le crocodile du Nil se raréfie. Pour certains, la destruction des crocodiles à des fins commerciales est simplement intolérable. Toutefois, une gestion appropriée des populations de crocodiles permettant une exploitation commerciale raisonnable et, simultanément, la reconstitution et le maintien des populations locales pourrait encourager l’homme à garantir la survie de cet animal dont il a souvent peur.

L’intérêt commercial pourrait même stimuler la recherche sur le terrain qui fait encore défaut et qui est essentielle si l’on veut mieux connaître le faux-gavial d’Afrique et le crocodile nain. Les deux espèces semblent avoir presque disparu dans certaines parties de leur aire de répartition et être naturellement rares. Il se peut, néanmoins, qu’il reste des populations à même de bien réagir à des mesures de protection et de gestion. Les forêts septentrionales de la République du Congo sont réputées contenir des populations saines de ces deux espèces. Elles pourraient devenir le site idéal de recherches sur le terrain.

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