Produire en abondance dépend de la façon dont on traite la terre, et aussi du petit peuple, animé ou non, qu’elle renferme, fabrique l’humus qui travaille pour vous !

Les vers de terre aident à améliorer la qualité du pot et aèrent la terre en creusant des galeries. Le sol est bien vivant. Contrairement aux apparences, il n’est pas uniquement composé de terre, de pierres ou de sable. Ces éléments n’en représentent que la partie minérale inerte. Une autre partie, organique elle, est issue de la décomposition des déchets végétaux (feuilles, herbes…) ou animaux, sous l’effet de la pluie, du froid, mais surtout grâce à l’action d’une foule de petits êtres vivants générateurs d’humus… Avec, à leur tête, les vers de terre! Comptant des milliers d’habitants au centimètre carré, le sol est ainsi le premier réservoir de biodiversité de la planète, une véritable source de fertilité, à préserver.
Une armée de bons petits soldats! Les vers de terre, parmi les fabricants d’humus, sont les plus connus et visibles. En retournant feuilles mortes et pierres, on fait aussi dé-taler une multitude de petits insectes, cloportes et mille-pattes. Toutefois, les fabricants d’humus les plus nombreux sont microscopiques, mais aussi très importants pour la bonne santé des plantes. On en distingue trois sortes. Les champignons mycorhiziens: la somme de leurs filaments peut atteindre 10000 km de long sous un seul mètre carré de sol fertile! Sans ces champignons associés à leurs racines, les plantes ne seraient pas capables d’absorber les substances nutritives contenues dans le sol. Les algues: elles produisent des substances collantes qui contribuent à agglomérer entre elles les particules du sol, le rendant plus souple, à même de retenir les éléments fertilisants, et facile à travailler. Les bactéries: 1 gramme de sol peut contenir 100 millions de ces êtres microscopiques. Elles produisent notamment des substances qui agissent comme des dissolvants de déchets organiques. L’humus, un engrais 100% naturel Ces millions d’organismes fabriquent donc l’humus en se nourrissant. Chacun consomme les déchets végétaux à sa manière: les insectes les grignotent, laissant des restes bien découpés que le ver déterre ingurgite, mélangés à la terre. Ses rejets, encore plus fins, profitent, eux, aux bactéries qui les dissolvent en éléments toujours plus petits. .. L’humus est, en réalité, de la matière organique transformée mais non consommée par les micro-organismes, autrement dit les restes après le festin! C’est cette part, sous forme d’azote, de potasse et autres sels minéraux, que les plantes vont pouvoir absorber pour se nourrir: des engrais naturels et excellents.