Les ruines spectaculaires de Machu Picchu, la « Ville du Ciel », se trouvent à une centaine de kilomètres au nord de Cuzco dans la vallée de l’Urubamba. Grâce à sa position, sur une crête rocheuse à 2 440 mètres d’altitude, au coeur des Andes, cette citadelle inca n’a jamais été découverte par les Espagnols. Elle est faite de terrasses cultivées, de maisons de pierre, de temples, de places et de quartiers résidentiels, et se trouve entre deux pics, Machu (vieux) Picchu et Huayna (nouveau) Picchu. Cette citadelle, que l’on atteint par un escalier de plus de 3 000 marches, a été redécouverte par Hiram Bingham en 1911. Les archéologues ont montré que la terre utilisée pour la réalisation des cultures en terrasses, qui permettaient à la population de se nourrir, a été montée à la main, dans des paniers, et que les roches du sommet ont été rabotées et aplaties afin de constituer un sol parfaitement plan pour les temples et les places.
Vue générale de Machu Picchu. Gate superbe citadelle inca semble accrochée, de manière précaire, encre la forêt et les nuages. Les Incas vénéraient Inti, le dieu-Soleil, dont l’Inca et sa famille étaient les descendants directs.
A Machu Picchu, les archéo-astronomes ont fait deux découvertes particulièrement intéressantes. C’est tout d’abord l’intihuana, le point d’amarrage du Soleil. La principale fête inca, l’Inti Raymi (Inti était le dieu-Soleil), avait lieu au solstice d’hiver, c’est-à-dire le 21 juin dans l’hémisphère Sud. Chaque année à cette époque, les prêtres incas célébraient une cérémonie destinée à « attacher le Soleil », pour éviter qu’il n’aille trop au nord dans sa trajectoire quotidienne, et qu’il ne soit perdu à jamais. Il y avait d’autres intihuanas dans l’Empire inca, mais ils ont été détruits par les envahisseurs espagnols pour des raisons religieuses ; celui de Machu Picchu est le seul qui reste. Situé au sommet d’un éperon rocheux naturel, cet objet curieux est taillé dans un seul bloc de granit. Il s’agit d’un poteau dressé — d’une hauteur de 30 centimètres — au-dessus d’une base asymétrique composée de tout un ensemble de plans, de facettes, de niches et de projections. Le doigt de pierre de l’intihuana faisait sans doute en même temps office de style de gnomon, c’est-à-dire de cadran solaire primitif, L’astronome Gerald Hawkins a montré que son ombre permettait de mesurer des distances de 1,25 cm, ce qui correspond à 15′ (un quart de degré), Il a égale-ment constaté que cet instrument était parfaitement capable de « lire les solstices et les équinoxes, et même les variations du cycle de la Lune. L’autre élément astronomique de Machu Picchu présentant un grand intérêt est le Torreén. Il s’agit d’un temple rectangulaire, maintenant dépourvu de toit, présentant un mur oriental courbe et une fenêtre tournée vers le nord-est, alignée sur le lever du Soleil au solstice d’hiver. Au-dessous de celle-ci, et à angle droit par rapport à elle, se trouve une sorte d’autel de pierre divisé horizontalement par une entaille.
Machu Picchu
Lorsque le Soleil du solstice d’hiver se lève au-dessus du pic San Gabriel, au nord-est, sa lumière pénètre par la fenêtre, et l’ombre du montant de la baie se déplace parallèlement à l’entaille de la roche.  Cette fenêtre du Torreén est en outre alignée sur le point de lever de la constellation des Pléiades, alors qu’une autre fenêtre, située au sud-est, est dirigée vers le lever des étoiles de la queue du Scorpion, appelée Collca

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