La civilisation mégalithique, caractérisée par une architecture de grands blocs de pierre sommairement aménagés, a intéressé de nombreuses régions du monde au cours des derniers millénaires. Le groupe le plus expressif de ces monuments s’est développé en Europe occidentale, de la Péninsule ibérique à la Scandinavie, et s’est manifesté au Portugal, entre la fin du IVe millénaire et les premiers siècles du second avant notre ère, sous la forme de dolmens, menhirs et cromlechs. Situé dans le sud du Portugal, entre l’Atlantique et la frontière espagnole, l’Alentejo s’étend du Tage jusqu’aux montagnes qui bordent le nord de l’Algarve, sur une vaste étendue plane et aride, lande parfois interrompue par des monts, des rivières et par des terres labourées ou des zones boisées. Il est divisé en deux régions : au nord, le Haut Alentejo, celui qui nous offre aujourd’hui les plus riches témoins du mégalithisme portugais, et le Bas Alentejo au sud.

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On admet que les dolmens du territoire portugais ont leur origine dans les sépultures de pierre individuelles, nommées cistes, dont quelques exemplaires bien représentatifs sont apparus à Pavia, Montemor-o-Novo, Lavre, Canha et Elvas (Haut-Alentejo). Ces cistes, constituées de dalles de granit grossièrement taillées, présentent, sur un mètre de hauteur environ, un plan rectangulaire ou trapézoïdal, un mobilier pauvre composé généralement de microlithes, de haches en pierre polie seulement sur le tranchant, de céramique grossière à la pâte mal cuite et des perles de collier, ce qui révèle un évident mélange du mobilier des premières vagues néolithiques avec la civilisation des pêcheurs de mollusques du littoral maritime central.
La diffusion des sépultures collectives, typiques du néolithique des grottes (Almonda, Escoural, Furninha, Rio Maior) a eu pour conséquence de provoquer l’agrandissement de l’espace intérieur des cistes mégalithiques alentejanes, espace qui évolue ainsi vers la chambre funéraire dolménique munie d’un couloir d’accès permettant d’y pratiquer les inhumations successives des membres d’une communauté. Les chambres, de plan rectangulaire, polygonal ou circulaire, étaient revêtues de grandes dalles et couvertes d’une pierre appelée mess (table) ou chapéu (chapeau). Les couloirs d’accès, quand ils existaient, étaient plus bas que les chambres et avaient leurs murs et leur toit recouverts de dalles. Chaque dolmen était habituellement protégé par un tas de terre ayant la forme d’une calotte nommée mamoa (tertre). Du foyer mégalithique du Haut-Alentejo, ces monuments se sont répandus vers le nord, le long de la façade atlantique et même en direction du littoral médi-terranéen de la Péninsule ibérique (mais sans atteindre la région centrale de l’Espagne) en prenant des caractères régionaux variés. En Alentejo, les dolmens, connus dans la région sous le nom de entas, ont poursuivi leur évolution jusqu’à présenter une chambre mortuaire circulaire et un couloir d’accès bas et long. Parallèlement à cette évolution architectonique, le mobilier funéraire de quelques dolmens (Comenda, Zambujeiro) s’est enrichi avec l’apparition de plaquettes et de crosses de schiste et l’adoption généralisée de matériel lithique varié, comme des pointes de flèches de base concave, des lames retouchées et des poignards.
Au cours du Ille  millénairè, la plus grande partie du territoire portugais, à l’exception d’une partie du Bas-Alentejo, de quelques zones du littoral central et de l’Algarve, a conservé la tradition funéraire mégalithique bien que, au fur et à mesure qu’ils se sont éloignés dans le temps et dans l’espace du foyer alentejan, les monuments mégalithiques dolméniques soient devenus de plus en plus simples, avec un mobilier votif de plus en plus pauvre.

A la période du mégalithisme du Haut-Alentejo appartiennent les plaquettes de schiste considérées comme représentant une divinité funéraire et qui se sont répandues essentiellement dans le sud du pays et un peu vers le nord jusqu’aux rives du fleuve Mondego. La matière première utilisée est le schiste ardoisier, le schiste cloritique et le mica-schiste dont les affleurements sont caractéristiques du précambien et des couches alentejanes archaïques.

Cette décoration se trouve partagée en deux zones : en haut, un triangle isocèle tourné vers le bas (ou bien dessin d’aspect anthropomorphique), en bas, des motifs géométriques se répétant en alternance, les plus fréquents étant les bandes brisées ou en zig-zag, les lignes croisées ou en chevrons.

Sur quelques-unes de ces plaquettes funéraires, certaines en grès, l’ornementation anthropomorphique se distingue par une tête bien individualisée et séparée du corps, parfois par deux entailles perpendiculaires ou obliques formant des épaules, ou bien par deux échancrures allongées séparant les bras du tronc. Les plaquettes de schiste présentent un contour trapézoïdal ou rectangulaire, peu souvent ovale, et possèdent un ou deux orifices ; il est très rare qu’elles ne soient pas perforées. Avec une matière première et une ornementation géométrique semblables, mais avec une diffusion géographique plus limitée, sont apparues, toujours en Alentejo, des pièces recourbées connues sous le nom de crosses (baculos). Ces objets sont caractéristiques du mégalithisme occidental et sont plus abondants dans le Haut-Alentejo bien qu’on les trouve aussi dans le centre du Portugal.

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