Mois : janvier 2016

Artisanat en Guyanne Française

En matière d’artisanat, les débouchés sont plus limités, étant donné la concurrence des produits importés. La production locale d’or est susceptible de satisfaire totalement la quarantaine de bijoutiers puisque l’on estime leur consommation à 100 kg par an. Certains, de souche chinoise notamment, ont un art très perfectionné. Le reste de l’artisanat est plutôt tourné vers les objets d’ornements que vers les productions utilitaires ; il est plus particulièrement le fait des populations indiennes ou bonies.
Ce tableau de l’industrie et de l’artisanat en Guyane ne pourrait guère être poussé beaucoup plus loin. Là encore ce ne sont ni les projets ni les échecs qui ont manqué. Parmi les premiers, on rappellera ceux qui eurent pour but la valorisation des produits de la terre : fabrique de sucre (1952), conserverie d’ananas (1964), Fabrication de linge de lit local, fabrication de coeurs de pinot. Parmi les échecs une petite rizerie, une fabrique de stylos à billes (1962) qui se proposait d’écouler ses marchandises elà des frontières, une brasserie qui fut montée en 1968 pour 15 000 ha, enfin l’usine de placages de Dérad des Cannes qui ne dura que de 1967 à 1970. On saisit tout de suite les difficultés qui peuvent surgir pour toutes ces activités : l’étroitesse du marché. la rareté de la main-d’œuvre expérimentée, son coût élevé, y compris des charges sociales, le prix du Prêt, la concurrence des produits similaires importés, les difficultés d’entretien des matériels, le remplacement des pièces usagées…Cela n’a rien à voir avec un voyage en Inde tout de même.

L’Etat souhaiterait promouvoir des activités dans le secteur secondaire ne serait-ce que pour procurer des emplois aux jeunes, mais aussi pour cr une richesse véritable. Il a mis au point dès 1961 (86), en plus de certai1 avantages d’ordre fiscal pour les entreprises qui voudraient s’installer (87), un système d’incitations qui comporte deux sortes de primes, d’une part des primes d’équipement applicables à toute activité industrielle — sauf hôtelière dont le montant peut atteindre 30 % des dépenses de construction, d’aménagement, mais pas de celles d’achat de terrain, de matériel de bureau. D’autre part des primes spéciales sont accordées pour les entreprises créant dix emplois nouveaux permanents cinq seulement depuis 1976 (88), quelle que soit leur nature, à l’exception des emplois de direction. La participation atteint 37 % du montant des salaires versés la première année, elle est ensuite dégressive. En 1976, six entreprises ont obtenu 7,3 millions de francs de primes pour des investissements de 39,1 millions de francs, correspondant à 159 emplois nouveaux.
L’artisanat qui semblait avoir été oublié ne l’est plus depuis 1975 (89). Des primes de 8 000 à 16 000 F peuvent être accordées pour l’installation ou le transfert des entreprises artisanales en milieu rural ou en zone urbaine. En 1976 (90) a d’autre part été instituée, à titre exceptionnel, une prime d’incitation à la création d’emplois par les artisans des DOM inscrits au registre des métiers. Cette prime peut être accordée pendant six mois sur la base d’un taux mensuel de 400 F par emploi nouveau. L’Etat s’attache par ailleurs à créer des infrastructures. Après avoir achevé le port du Dégrad des Cannes, des espaces vont y être aménagés en zone industrielle (91) ; 170 à 240 ha pour les produits forestiers, la bauxite, la centrale EDF, le stockage des hydrocarbures, une cimenterie et diverses petites industries. De nouvelles routes sont aussi en préparation pour faciliter l’accès à l’intérieur du pays. Il est difficile de se faire une idée exacte en dehors d’enquêtes su place  de la structure réelle des entreprises guyanaises. La juxtaposition des rôles des patentes et des déclarations de salaires ne fournit pas d données probantes, volontairement minorées dans le premier cas et majorée dans l’autre du fait des méthodes de recensement. Ce phénomène joue surtout pour les plus petites entreprises.

Les hiboux

Habitant les bastions rocheux qui émergent de la garrigue, plus rarement d’autres sites méditerranéens, le hibou grand duc (Bubo bubo) partage avec l’aigle de Bonelli (Hieraetus fasciatus) et ponctuellement avec l’aigle royal (Aquila chrysaetos) des terrains de chasse immenses. Son avantage est de vivre la nuit. Sa présence est, de ce fait, souvent ignorée, ce qui lui permet de chasser ou de nicher dans le voisinage immédiat de l’homme. Son rythme d’activité lui offre un choix de proies potentielles et rentables plus facilement accessibles. La garrigue a toujours été un paysage idéal pour le hibou grand duc. Il y a conservé des effectifs, même lorsque la population française a décliné dans les années 1950-1960. Sensible à la présence d’un bon poste de chant, le hibou grand duc peut coloniser jusqu’à des milieux dépourvus des accueils rocheux qu’il affectionne d’ordinaire. Il établit son aire, par exemple, à même le sol, au pied d’un chêne vert. Sa présence et surtout son abondance sont étroitement liées aux ressources tropiques de la garrigue qu’il exploite, il est vrai, dans sa diversité, du martinet noir au renardeau en passant par l’écrevisse, le rouge-gorge, l’épervier, etc. Néanmoins, sa proie prééminente en région méditerranéenne est le lapin. Le sur-mulot est devenu un autre aliment de base pour certains couples dont la paresse est fonction des commodités d’une plantureuse décharge à portée de vol.

Les pâtes

Comment réussir la cuisson des pâtes ?

LE MATÉRIEL ADÉQUAT

Choisissez un récipient bien large et assez bas, qui permettra que l’ébullition reprenne rapidement et que les pâtes ne collent pas au fond. Un grand récipient évite aussi le débordement de l’eau.
LA QUANTITÉ DE l’EAU

Une de premières conditions pour réussir ses pâtes est de les plonger dans la bonne quantité d’eau: pour 100g de pâtes, comptez 1 litre. Si vous respectez cette règle, inutile d’ajouter de l’huile à l’eau de cuisson. Optez également pour une eau qui ne soit pas trop calcaire.
LE SALAGE, TOUTE UNE TECHNIQUE !

Comptez 10 g de sel soit une cuillerée à café bien bombée pour 1 litre d’eau. Les puristes conseillent de ne saler ni trop tôt ni trop tard. Dans le premier cas, le sel pourrait retarder l’ébullition, dans le second, il ne pénètrerait pas bien dans les pâtes. Le meilleur instant? Lorsque l’eau est frémissante! Sitôt l’ébullition atteinte, ajoutez les pâtes en les dispersant. Attendez qu’elle reprenne, mélangez pour bien les décoller, puis baissez légèrement le feu.

LA DURÉE DE CUISSON

Elle dépend de plusieurs facteurs: la texture, la forme ou encore l’épaisseur de la variété de pâtes. Il y a quand même, selon les types, un temps de cuisson approximatif qu’on peut respecter. Inspirez-vous du temps indiqué sur l’emballage. Dès que l’eau bout à nouveau après le salage, mettez les pâtes et remuez pour éviter qu’elles se collent à la casserole. Gardez l’ébullition pendant la cuisson, ce qui permet un brassage naturel des pâtes. Pour savoir si elles sont bien cuites, goûtez-les, c’est la seule méthode fiable. Si vous les voulez al dente, c’est-à-dire légèrement croquantes sous la dent, il est d’autant plus important de les goûter régulièrement dès le moment où elles ne sont plus raides. Cuites ainsi, les pâtes sont au mieux de leur saveur.
ÉGOUTTER ET SAUCER

Après avoir égoutté les pâtes, ajoutez tout de suite du beurre, de l’huile d’olive ou de la sauce pour éviter qu’elles collent. Une technique italienne consiste à conserver un demi-verre d’eau de cuisson pour la mélanger ensuite aux pâtes juste égouttées.

Bien manger

Quatre petits repas par jour valent mieux que deux gros. Zoom sur le premier, pour bien débuter la journée, et sur le goûter, plus réservé aux enfants !  Une tasse de café avalée à la va-vite et une biscotte grignotée dans l’escalier, tel est le menu du petit déjeuner de la majorité d’entre nous. Pire, un Français sur cinq part au travail le ventre vide ! Voilà de bien mauvaises habitudes qu’il faut s’empresser de perdre. Le petit déjeuner doit en effet couvrir 20% de nos apports nutritifs quotidiens. Tout comme une voiture a besoin de carburant pour rouler, notre organisme ne doit pas être privé de certains éléments pour bien fonctionner.
Après le jeûne de la nuit, il est donc capital de prendre un premier repas complet et équilibré si l’on souhaite être actif toute la matinée, sans ressentir ni coup de pompe, ni petite faim vers dix ou onze heures. Si vous suivez nos conseils, vous débuterez la journée sur les chapeaux de roue et tiendrez le coup jusqu’au déjeuner.

LES ALIMENTS À PRIVILÉGIER

Le petit déjeuner doit être considéré comme un repas à part entière et contenir trois nutriments de base: des protides, des glucides et des lipides. Les premiers sont utilisés pour la construction et l’entretien des muscles, du cerveau et des organes. Comme l’organisme ne les stocke pas, il faut en consommer chaque jour. Au petit déjeuner, on peut en prendre sous différentes formes:

Le bon menu

Il doit être fait de  : (lait, yaourt, fromage) pour assurer un apport en protéines (pain, biscuit) pour refaire le plein d’énergie (lait, Jus de fruits, thé, tisane, eau) pour s’hydrater (surtout si l’on n’en a pas mangé aux repas précédents) pour les vitamines et les fibres. Boudez en revanche les viennoiseries, les barres chocolatées, les bonbons et les sodas, trop riches en graisses et en sucres.
oeufs, lait, yaourt, petit suisse, fromage, céréales ou jambon. Les glucides, quant à eux, représentent notre principale source d’énergie. On distingue les glucides rapides et les lents. En libérant de l’énergie instantanément, les premiers permettent de démarrer la journée en pleine forme. On les trouve principalement dans le sucre, la confiture et les fruits.

Et si je fais un régime?

Même si vous suivez un régime, ne faites pas l’impasse sur ces deux repas. Voici des suggestions de petits déjeuners et de goûters légers.

  • 1 tasse de thé ou de café sans sucre
  • 2 toasts de pain grillé ou des céréales (sans miel, sans fruits secs et sans chocolat)
  • 1 verre de lait ou 1 yaourt nature sans sucre GOÛTER:
  • 1 pomme
  • 1 coupelle de fromage blanc ou 1 yaourt nature énergétique et ne renferment pas trop de sucres. Ce qui n’est pas le cas des céréales au chocolat ou caramélisées. Les mueslis peuvent être mélangés à du lait, un yaourt ou un jus de fruit.
  • Les produits laitiers : si vous n’en consommez pas avec vos céréales, buvez un grand verre de lait ou mangez un morceau de fromage. • Les tartines : vous avez le choix entre le pain frais ou grillé (de préférence complet pour son apport en fibres), les biscottes complètes et les petits pains suédois.Évitez le pain de mie ou brioché, trop gras. Si vous ne sucrez pas votre boisson, vous pouvez napper vos tartines de confiture ou de miel. En revanche, boudez les pâtes à tartiner au chocolat un peu trop riches.
  • Les boissons chaudes : idéalement, prenez un thé ou un café léger. Si vous le sucrez, préférez le sucre roux non raffiné. Oubliez le lait chocolaté trop riche ou le café au lait souvent indigeste.

Enfin, les lipides constituent une réserve d’énergie pour le maintien de l’activité musculaire et permettent de lutter contre le froid. Le beurre, le lait, le fromage et la charcuterie en sont les principales sources.

SOUS QUELLES FORMES ?

Les oeufs : préférez-les à la coque ou pochés, car frits ou brouillés, ils sont beaucoup moins digestes. Pour varier vos menus, vous pouvez les remplacer par de la charcuterie (une tranche de jambon, par exemple). • Les fruits : ils apportent fibres et vitamines. Épluchez-les au dernier moment, car la vitamine C qu’ils renferment perd ses propriétés au contact de l’air et de la lumière. Vous pouvez, à la place, prendre une orange pressée maison. • Les céréales : préférez les mueslis, à base de céréales complètes et de fruits secs, qui constituent un bon apport .

VIVE LE QUATRE-HEURES !

Si les Français boudent le petit déjeuner, il n’en est pas de même avec le goûter. Ainsi, nous sommes 55% (âgés de 15 à 64 ans) à prendre un en-cas dans l’après-midi. C’est plutôt une bonne habitude, car cela évite les grignotages et les excès pouvant survenir avant le dîner. D’ailleurs, plusieurs études ont montré qu’il y a moins d’obèses chez les personnes qui prennent un goûter que chez les autres. En fait, cette collation permet de mieux étaler sa ration alimentaire. Côté poids, on a remarqué qu’il vaut mieux prendre plusieurs petits repas dans la journée plutôt que deux gros. Les apports nutritionnels (en particulier les glucides, les lipides, les vitamines et les minéraux) sont, dans ce cas, plus proches des recommandations. En puis, cela évite les grignotages intempestifs qui apportent généralement des calories vides, c’est-à-dire pauvres en vitamines et minéraux mais riches en graisses.

Conseils anti contagion pour l’hiver

Les virus qui sévissent pendant la saison froide font preuve de stratégies terriblement efficaces pour se propager. Voici quatre pistes à explorer pour mieux réussir à leur échapper.
Prévention des contagions hivernales comment faire mieux ?

  1. Améliorer le lavage des mains.
    Pourquoi ? Sans en avoir toujours conscience, nous touchons un grand nombre de surfaces contaminées. Des germes sont présents dans la moindre trace d’humidité. Comment faire ? Prendre l’habitude des lavages fréquents (après chaque trajet ou contact avec le public, avant chaque repas…) et prolongés : savonnage complet, rinçage, séchage soigneux en insistant entre les doigts.
  2. Limiter les contacts à risques.
    Pourquoi ? Même sur une surface propre et sèche, certains virus peuvent survivre plusieurs heures.
  3. Assainir l’atmosphère
    Pourquoi ? La toux et les éternuements projettent dans l’air des gouttelettes chargées de rhinovirus, qui en profitent pour investir nos voies respiratoires. Comment faire ? Aérer les pièces chaque jour ; pulvériser ou diffuser des assainissants d’atmosphère à base d’huiles essentielles. Quand on est soi-même contagieux, il est civique de porter un masque en papier.
  4. DIFFUSION D’HUILES ESSENTIELLES
    Ce qu’il faut savoir
    Certaines huiles essentielles sont déconseillées en diffusion.
    En période de contagion grippale, les plus intéressantes sont les HE de Ravintsara, Niaouli et Tea Cree.
    Les HE de Citronnier, Lavande fine ou Géranium Bourbon conviennent dans tous les cas.
    Dans un lieu public (accueil, salle d’attente…), les notes d’agrumes sont très appréciées, en particulier l’HE de Pamplemousse. Utilisez de préférence un diffuseur électrique de type ultrasonique ou par nébulisation à froid.
    claviers d’ordinateur et les téléphones quand un ou plusieurs de leurs possesseurs sont enrhumés ou grippés. En période d’épidémie, on peut se saluer de loin sans se serrer la main ni s’embrasser. Dans les transports en commun, mieux vaut porter des gants.

Soigner une Rhinite

Gérer ses rhinites

Principalement dues aux acariens et/ou aux pollens, ces inflammations peuvent être minimisées.

RHINITES CHRONIQUES DUES AUX ACARIENS

Responsables de près de 50 % des allergies chez l’enfant, les acariens se combattent par des réflexes simples. Pour parer à leur goût pour la chaleur et l’humidité, aérez les chambres 15 min par jour et maintenez-y une température de 19 °C. Côté literie, changez les draps chaque semaine et lavez-les à 60 ou 90 °C; lavez aussi coussins, couvertures et couettes une fois par mois. Passez soigneusement l’aspirateur sur le matelas puis pulvérisez dessus un acaricide. En cas de renouvellement du linge de maison, optez pour des housses de couette, coussins et matelas anti-acariens. Enfin, lavez régulièrement à 60 °C doudous et peluches, véritables nids de contamination. Placez-les ensuite au congélateur dans un sac plastique pour éradiquer les petites bêtes les plus résistantes!

RHINITES SAISONNIÈRES DUES AUX POLLENS

Les symptômes débutent généralement au printemps avec l’apparition des pollens. Pour commencer, faites passer à votre enfant un bilan allergologique, afin d’identifier les allergènes souches . Évitez aussi les sorties en zones boisées, surtout s’il y a du vent, et les séances de sport à l’extérieur en fin d’après-midi, période où la pollinisation est la plus intense. Essayez de le garder à la maison en cas de pic de pollution ou dotez-le d’un filtre efficace (masque ou capsules Respur, à placer dans les narines), qui bloquera pollens et poussières… Et en cas de crise? Nettoyez son nez avant et après mouchage avec des solutions nasales à base d’oligoéléments. Et pour la gorge, pensez au cassis (en homéopathie) pour ses vertus anti-inflammatoires : 30 à 50 gouttes de Ribes Nigrum Bourgeons 1DH (3 fois par jour) calmeront l’irritation.

En savoir plus :

http://fr.assura.ch/

https://www.ch.ch/fr/assurance-maladie/

http://www.jemassure.ch/assurance-maladie.html

Tisanes pour le sommeil

UNE TISANE SALVATRICE

Si vous souffrez de difficultés d’endormissement, les tisanes constituent une alternative aux somnifères, Préparez un mélange de valériane et de mélisse que vous consommerez tous les soirs, 30 minutes avant le coucher. Votre sommeil devrait s’améliorer après cinq à six jours de cure. D’autres plantes préparent l’organisme au sommeil, comme la verveine et la camomille chères à nos grands-mères, mais aussi la passiflore ou la fleur d’oranger.

DES PALIERS DE DÉCOMPRESSION

Le surcroît de stress favorise les insomnies ponctuelles, Si vous êtes tourmentés par un dossier ou des contrariétés, offrez-vous une petite balade au grand air histoire d’évacuer les mauvaises ondes. Pensez aussi aux plantes qui favorisent le lâcher prise. Faites infuser un mélange de belladone, coquelicot, fenouil, sauge, menthe poivrée et tilleul et avalez une grande tasse 1 heure avant d’aller dormir.

La sauge

Les sauges DE GRANDES INSOUCIANTES !

VOUS RÊVEZ D’UN ÉTÉ SANS SOUCI ET HAUT EN COULEUR ? MISEZ SUR LA BONNE NATURE DES SAUGES.
ELLES SE PLAISENT PARTOUT, POUSSENT VITE ET RÉSISTENT À LA SÉCHERESSE. ZOOM SUR LES VARIÉTÉS LES PLUS ÉLANCÉES.
ÉCONOMIQUE : LE BOUTURAGE Jusqu’à fin juin, récoltez des pousses tendres de 4 à 5 cm de long. Coupez la base sous le noeud, retirez la dernière paire de feuilles et pincez le sommet. Trempez dans la poudre de bouturage et piquez aussitôt dans un terreau léger et frais. La bouture s’enracine en moins d’un mois.
Commençons par une petite question : savez-vous que la famille des sauges regroupe près de neuf cents espèces? Rien d’étonnant à ce que l’on trouve une fabuleuse diversité de couleurs, de formes et de parfums. Aussi nous intéresserons nous aux plus grandes, aux plus déliées, à celles qui dépassent des massifs. Mais, ce qu’on aime chez la sauge, c’est sa bonne vo-lonté à fleurir en pleine terre comme en pot. Une aubaine pour qui souhaite embellir tout l’été son jardin ou son balcon ensoleillés avec, en plus, un minimum d’entretien : peu d’arrosage, pas de fleurs fanées à couper et pas de désherbage. Ses racines produisent une substance antigerminative laissant bien peu de chance aux mauvaises herbes. Un must pour jardinier paresseux! On ne se lasse pas de la sauge sclarée appelée  toute-bonne  en raison de ses propriétés médicinales. Avec son feuillage velu et ample, la belle aromatique en impose déjà au sein d’un massif de plantes vivaces. Mais en juin,

Lorsqu’elle envoie à plus d’un mètre sa hampe de fleurs rose violacé, on ne regrette pas de l’avoir plantée. D’ailleurs, elle se ressème à l’envi. Pour une floraison de juin aux gelées, je recommande vivement la sauge involucrata Sethelli, d’autant que cette mexicaine au feuillage nervuré de rose et aux gros boutons rose vif trouve sa place parmi les vivaces de près de 150 cm de haut.  On oublie volontiers la frilosité de sa compatriote, la sauge leucantha aux feuilles allongées car c’est un bonheur de caresser ses fleurs violacées aussi douces que du velours. Floraison garantie d’août à novembre tout comme avec la brésilienne sauge uluginosa aux fleurs bleu d’azur. La plante, vigoureuse, affiche une bonne tenue au vent malgré ses 150 cm de haut. Un petit arrosage sera toujours le bienvenu!

Vous aimerez aussi le jaune de la sauge glutinosa réputée envahissante et le bleu roi de la sauge patens qui fleurit de juin à octobre. Attention, toute une nouvelle génération de sauges arbus-tives, aux centaines de petites fleurs, risque fort de leur voler la vedette ! On s’était pourtant satisfait de la bonhomie de la sauge microphylla alias ‘Grahamii’ aux belles touffes arrondies couvertes de fleurs jusqu’aux gelées. En pot, en haie basse, en massif… les jardiniers l’emploient à toutes les sauces.

Rendre un sol fertile ?

Produire en abondance dépend de la façon dont on traite la terre, et aussi du petit peuple, animé ou non, qu’elle renferme, fabrique l’humus qui travaille pour vous !

Les vers de terre aident à améliorer la qualité du pot et aèrent la terre en creusant des galeries. Le sol est bien vivant. Contrairement aux apparences, il n’est pas uniquement composé de terre, de pierres ou de sable. Ces éléments n’en représentent que la partie minérale inerte. Une autre partie, organique elle, est issue de la décomposition des déchets végétaux (feuilles, herbes…) ou animaux, sous l’effet de la pluie, du froid, mais surtout grâce à l’action d’une foule de petits êtres vivants générateurs d’humus… Avec, à leur tête, les vers de terre! Comptant des milliers d’habitants au centimètre carré, le sol est ainsi le premier réservoir de biodiversité de la planète, une véritable source de fertilité, à préserver.
Une armée de bons petits soldats! Les vers de terre, parmi les fabricants d’humus, sont les plus connus et visibles. En retournant feuilles mortes et pierres, on fait aussi dé-taler une multitude de petits insectes, cloportes et mille-pattes. Toutefois, les fabricants d’humus les plus nombreux sont microscopiques, mais aussi très importants pour la bonne santé des plantes. On en distingue trois sortes. Les champignons mycorhiziens: la somme de leurs filaments peut atteindre 10000 km de long sous un seul mètre carré de sol fertile! Sans ces champignons associés à leurs racines, les plantes ne seraient pas capables d’absorber les substances nutritives contenues dans le sol. Les algues: elles produisent des substances collantes qui contribuent à agglomérer entre elles les particules du sol, le rendant plus souple, à même de retenir les éléments fertilisants, et facile à travailler. Les bactéries: 1 gramme de sol peut contenir 100 millions de ces êtres microscopiques. Elles produisent notamment des substances qui agissent comme des dissolvants de déchets organiques. L’humus, un engrais 100% naturel Ces millions d’organismes fabriquent donc l’humus en se nourrissant. Chacun consomme les déchets végétaux à sa manière: les insectes les grignotent, laissant des restes bien découpés que le ver déterre ingurgite, mélangés à la terre. Ses rejets, encore plus fins, profitent, eux, aux bactéries qui les dissolvent en éléments toujours plus petits. .. L’humus est, en réalité, de la matière organique transformée mais non consommée par les micro-organismes, autrement dit les restes après le festin! C’est cette part, sous forme d’azote, de potasse et autres sels minéraux, que les plantes vont pouvoir absorber pour se nourrir: des engrais naturels et excellents.

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